Ce soir, je m'apprête à prendre l'avion pour Resolute Bay, le point transitoire entre Iqaluit et Eureka.
Eureka en latin veut dire j'ai trouvé. En fait, je ne sais pas trop ce que je vais trouver là-bas. Ce que je sais, c'est que je serai parmi d'autres journalistes qui assisteront à l'arrivée de 24 militaire et rangers qui arriveront à Eureka en fin de semaine.
Leur travail, quoique je soupçonne être symbolique, est, selon le gouvernement canadien, de confirmer la souveraineté canadienne dans l'arctique.
Et oui, l'arctique est sûrement la région la plus présente dans l'actualité dernièrement. Le passage du Nord-Ouest, normalement plaqué de glace profonde, est de plus en plus accessible à qui veut bien le parcourir afin de transporter de la cargaison ou pour toute autre raison que votre imaginaire peut proposer.
Ce cours d'eau est l'élément clé dans la présence militaire dans l'arctique contestée. Normalement surveillée par la garde côtière, elle semble attirer l'attention de bien des nations, incluant la Russie, le Japon, les États-Unis, et bien sûr le Canada.
La raison de mon voyage en fin de semaine? Voir qu'est-ce qui se passe à Eureka, un endroit ou seuls les chercheurs et les militaires peuvent s'y rendre. Très peu de civils comme moi ou toi ont la chance de voir ce paysage. On y retrouve des édifices appartenant à la défense nationale canadienne, Environnement Canada et d'autres groupes de recherche nordique.
Si l'horaire ne change pas, je devrais avoir la chance de voir arriver à Eureka, la troupe souveraine en motoneige. Mon prédecesseur à Radio Iqaluit, Ghislain Couture, a vécu une expérience similaire lors d'une autre mission de souveraineté canadienne composé d'un groupe similaire de militaires et de rangers en 2004.
Enfin, je vous donnerai de plus amples détails lors de mon retour dimanche ou lundi. Je pourrai sûrement aussi vous proposer quelques photos de mon voyage court mais fort intéressant, du moins je l'espère.
Assouairras.
Ti-Ji.
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